Projet Fantasy
C'est quoi ?
Prenez un village de type médiéval avec ses habitants ruraux qui partent pour les vandanges et la transhumance chaque année. Ajoutez-y un groupe de créatures encapuchonnées qui rôdent à la recherche d'un enfant qui y réside et vous avez le point de départ de ce récit.
Non, ce n"est pas "La Roue du Temps" ni même "Le Seigneur des Anneaux". Mais comme tout bon récit classique de fantasy qui se respecte, ce n'est pas nécessairement l'introduction qui va faire briller le récit d'une certaine originalité.
La vie paisible d'une communauté bouleversée par l'irruption d'un élément perturbateur est un trait commun de tout récit. Dans le cas présent, cet élément est autant l'enfant que les créatures qui le recherchent. Un enfant au centre de toutes les convoitises et craintes de la plupart des peuplades du monde de ce récit. Un monde constitué de plusieurs royaumes superposés les uns sur les autres, peuplés d'Elfes, d'Humains et de Dieux.
Mais comme le fit l'auteur de "Game of Thrones", c'est le traitement et les orientations du récit qui vont en faire l'originalité. Qu'est-ce qui caractérise donc cette histoire ?
Quand "Le Seigneur des Anneaux" rencontre "Dune"
Quel est le point commun entre le récit de J.R.R. Tolkien et celui de Frank Herbert ? Outre leur réflexions sur le pouvoir, l'abandon de soi et le déterminalisme, la quête d'un jeune homme choisi malgré lui par le destin pour bouleverser l'équilibre d'un monde constitue le point de départ de ces mêmes réflexions.
Tolkien considérait que le pouvoir n'était que source de corruption et que la nature des personnages se déterminait par rapport à leur relation au pouvoir. Herbert nuançait les notions de bien et de mal par rapport aux intentions des personnages en ce que le pouvoir n'était pas absolument corrupteur mais attirait les corruptibles.
A l'inverse d'un Naruto ou d'un Son Goku, l'enfant ne fait point de démonstration de puissance dévastatrice. Il ne lance pas de boules de feu ou de sorts. Toutefois, il incarne ce pouvoir qui attire les corruptibles, lesquels voient en lui un Faiseur de Dieux ou un Destructeur de Mondes. Et la crainte qu'il suscite réside principalement dans l'inconnu de ce pouvoir, de sa source, de son ampleur et de la manière avec laquelle il se manifeste.
Juste de la fantasy ?
Si le point de départ du projet est un récit de fantasy dans la lignée des oeuvres produites dans les années 1980 et 1990, le tout saupoudré d'une atmosphère empruntée aux mythologies occidentales, le temps lui aura greffé davantage de références plus récentes et ce dans un souci d'être une oeuvre qui se veut à la fois appartenant à une période particulière tout en étant intemporelle, ce qui est le propre de bon nombre des mythes qui ont voyagé des siècles durant jusqu'à nous et qui continueront à se perpétuer tant que la vie et l'humanité perdureront.
Tout cela est devenu un sujet à part entière de ce projet. La notion de temps qui file nourrit une profonde mélancolie liée à la fin d’un âge et à la disparition progressive de la magie et de l’innocence, ce qui reflète une méditation sur le passage du temps, la perte et la nostalgie. Rien ne perdure à jamais. Mais nous vivons avec l'espoir de vivre à travers ce qui nous succède.
